Réflexions JDR

ceci est un forum de travail et de réflexion sur divers points concernant le jeu de rôle dans son ensemble.


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Combien? Qui? Quand? Où? Quoi? Comment?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

Ce forum est là pour discuter de mon dada à savoir le recensement de la population rôliste en France, et aussi de pas mal d'autres choses: pourquoi si peu de filles, pourquoi aussi peu de gens issus de l'immigration(voilà que je cause comme une politique moi maintenant!), si on joue plus en Bretagne qu'en Corrèze, etc. et comme d'habitude si vous voyez des sujets à rajouter...

Voir le profil de l'utilisateur
1
Les hommes; enfants et ados, on joue à des trucs ou le heros tabasse les mechants, on s'identifie à des personnages forts, malins, qui vainque les monstres dans les films ou les romans/BD.Avec la force, le courage, et une grosses paires de corones. Ca te rappel rien?
2
Fort, courageux, et les baloches qui trainent par terre: c'est exactement ce que la société demande des hommes: la preuve, 2 mecs ça finit souvent par "j'ai la plus grosse, mon equipe de foot elle est meilleurs que la tienne, ou p'tain, tu vois voir j'vais m'la faire" juste pour montrer aux autres. Ou encore qu'un mec ça chialle pas.
Bon ben certains ont du mal avec ça (soit que ça les gave, soit qu'ils sont pas surs d'eux mais qu'ils n'ont pas le droit de le montrer)et le jeu de role est un parfais antidote: au moins leur PJ sera ce grand costaud qui se fait pas marché dessus, soit ils peuvent s'eloigner du role qu'ils doivent tenir dans la société. Y'a qu'à voir dans une partie, à la moindre contrariété ça se trucide à tour de bras pour un mot de travers ou une insulte, alors que dans la vraie vie pas vraiement, sauf toujours chez le macho primaire qui gueule tout le temps contre la télé, les autres voitures ou tape sa femme parce que, hein, elle l'a cherché aussi.
Y'a qu'à voir deja les conneries que tu peux entendre quand tu dis aux gens que tu joues aux jdr.
3
quand t'es ado, que tu passes du stade "maman calin" à "soit un homme mon fils", juste parce que t'as trois poils qui ont poussé et qu'il t'arrive des trucs dont tu as trop honte pour en parler à ta mere, t'as deux solutions: tu fais le blaireau qui drague ou qui picole, et tu rentres dans le systeme cité en petit 2, soit tu cherches un autre style de vie : MMORPG,JDR,JEUX VIDEO, GEEKERIES, bouquins etc..
Or, tu vas forcement etre denigré par les autres pour qui une paire de seins ou une belle bagnole est le summum de l'existence. Dans ces cas là, te retrouver avec des gens comme toi, avec des centres d'interrets identiques te permets quand meme de te sentir mieux qu'isolé face à la horde de barbare decerebré sus-nommés.Et le jeu de role c'est parfais pour ça.
Y'a aussi la voie de la sagesse, tu picoles et tu dragues avec les blaireaux et tu joues aux jdr en cachette, mais c'est plus dur à gerer.
4
les filles, c'est pas pareil: on leur dit pas de casser la gueule aux autres si elles t'emmerdent ou de se taper plein de bons hommes avant de trouver le bon.
Les hommes, si.Sinon on te traite de tapette.

5
là, je parle de la petite société bourgeoise blanche occidentale ou le macho primaire est dénigré, notamment parce que les femmes ont le droit de donner leur avis. Dans les endroits pauvres, ou souvent tu vas retrouver les immigrants les plus reçents, la société est souvent plus proche de l'archaïsme du petit 2 que tolerante et ouverte: donc les mecs se la jouent plus, et le regard de leurs potes est plus importants que ce qu'ils veulent vraiement.

Voili voilà, quelques reflexions sur le pourquoi il n'y a pas plus de rolistes en france, surtout des filles et des pas de chez nous (je rigole). Tu remarqueras que je ne cherche pas à expliquer pourquoi on joue aux jdr (parce que c'est bien?) mais pourquoi une telle disparité.

Info: la majorité des joueurs sont des informaticiens, des ingénieurs ou des étudiants tournés vers les sciences. Il y a tres peu de litteraires, ou d'employés.

Voir le profil de l'utilisateur
je suis une fille, je suis une littéraire, pire, une historienne de l'art, et versaillaise en plus...
un des meilleurs joueurs que je connaisse est musulman, pratiquant, et modiste...

la campagne où je suis joueuse depuis quatre ans se déroule avec des séances de jeu sans aucun combat souvent... et pourtant à la base c'est du d&d.

de mon expérience, les filles qui se mettent au jdr sont tout sauf subtiles quand elles jouent... je diraient que c'est souvent les plus bourrines du groupes.

alors ton interprétation du schéma classique "différences d'éducation hommes-femmes" je suis pas sûre qu'elle soit si adaptée que ça aux jdr...

je reste persuadée qu'il y aura de plus en plus de filles dans le jdr parce que la thématique véhiculée par les loisirs "geeks" est passée du statut de "has been" à "moderne et prometteuse"... pourquoi il n'y avait pas une autre fille avec moi qui faisait du jdr: parce que les garçons avec qui je jouait étaient considérés comme des nazes et que les filles ne voulaient rien avoir à faire avec eux... et le sentiment a perduré un certain temps, mais aujourd'hui il s'étiole, parce que la culture geek a démontrée qu'elle pouvait générer de l'argent... et on en revient toujours aux mêmes vieilles histoires: ce qui produit de l'argent devient à la mode...

Voir le profil de l'utilisateur
Par rapport aux filles et au JdR, je pense que la société de divertissement en général est ( enfin, a été, ç'a commencé à changer depuis une décennie et 1/2 ) plutôt réservé aux hommes. Je pense que ça explique certaines choses.

Pour creuser cette idée plus profondément, je vais ressortir un ou deux clichés ( oui, je sais, c'est stéréotypé, mais ça ne veut pas nécessairement dire que c'est erroné ! ) et une ou deux autres considérations plus sérieuses :

Jusqu'à il n'y a pas si longtemps ( l'après Seconde Guerre Mondiale, pour rester dans le vague ) l'image idéale de la société, c'était la femme reine de la gestion domestique ( c'est-à-dire au ménage ) et l'homme qui retrouvait le soir ses potes au bistrot, pour se saoûler... je veux dire - pardon, pardon - se soulager après une journée de travail.

( en gros, l'homme avait le droit de se détendre, la femme non, allez savoir pourquoi... Peut-être s'imaginait-on que de repasser le linge était une détente très agréable...)

Le divertissement, en fait, était censé reposer l'homme de sa journée de labeur, et la femme, on s'en fichait, elle paressait tout la journée chez elle à des tâches aussi exaltantes que laver le linge ( jusqu'à l'invention de la machine lave-linge ), le repasser, passer la serpillière et préparer le repas des marmots, tâches plaisantes et non fatigantes s'il en est !
( cette vaste blague ! )

Donc, le divertissement était conçu comme une activité masculine. D'ailleurs, à cette époque, il existait peu d'émissions pour femmes à la TV ( allez savoir pourquoi ! )

Lorsque les femmes ont eu accès à l'instruction et à l'enseignement supérieur, elles se sont révélées être de bonnes étudiantes, souvent ( c'est une généralisation, bien sûr ! ) plus sérieuse et studieuse que les hommes. Je suppose que c'est pour se venger d'ne avoir été privées si longuement : elles voulaient (veulent ?) prouver aux hommes qu'elles sont aussi intelligentes, douées et capables qu'eux (sinon plus !). C'est sûrement ça. D'ailleurs, cette preuve, à mon avis elle nous l'ont administrée avec une seringue format hippopotame !

toujours est-il que là encore, les femmes ont été réputées comme moins attirées par les divertissements et les loisirs que les hommes ( à tort ou à raison, allez savoir. )

De plus, dans une société à la fois masculine et assez phallocentrique, où les hommes oont occupé les postes créatifs jusque dans les années 1980, ils se sont préoccupés principalement de créer des jeux, loisirs et divertissements adressés à leur propre sexe - sûrement parce qu'ils étaient trop bêtes pour comprendre la psychologie du sexe opposé et donc leur proposer un divertissement adapté à leurs besoins ( il suffit de voir les jeux vidéos créés dans les années 80 et début 90, ou même les jeux de société ! ).

seulement, depuis que l'on a découvert que les femmes constituaient aussi une clientèle, donc un marché potentiellement lucratif, on a décidé de créer également des jeux pour elles ( d'où une déferlante, entre autres, de jeux basées sur le téléphone arabe ou sur le maquillage, dans les années 90 ! )



Et le fait, donc, qu'on sorte tout juste d'une société où le divertissement ait été réservé aux hommes, et qui a longemps refusé aux femmes l'accès aux loisirs ( remarquez, le cinéma doit être une exception : il y a eu beaucoup de films de cinéma féminins depuis les années 70/80. Je ne compte pas la chick-lit, là c'est un cas spécial ) explique peut-être pourquoi elles ne sont venues aux JdR que tardivement, ce qui explique à son tour pourquoi elles sont moins nombreuses que les hommes à pratiquer ce loisir.





Riddle a écrit:les filles qui se mettent au jdr sont tout sauf subtiles quand elles jouent... je dirais que c'est souvent les plus bourrines du groupes.

j'ai en effet pu vérifier ça... Il faut pas non plus prendre les filles pour des naïves sentimentales et fleur-bleue, comme certains machos voudraient bien le croire ( et le faire croire aux autres, et aux concernées en premier chef..! ) Rolling Eyes
( quoique, oserais-je l'avouer, mon idéal féminin, n'est pas vraiment proche de Xéna la guerrière, en fait..! )



Riddle a écrit: (...) aussi peu de gens issus de l'immigration (...)

Dans mon assoc', il y en a deux... sur une quarantaine de membres ! C'est pour les statistiques démographiques.



Dernière édition par edophoenix le Jeu 26 Fév - 3:04, édité 3 fois

Voir le profil de l'utilisateur
salut?

je suis une fille, je suis une littéraire, pire, une historienne de l'art, et versaillaise en plus...

le tigre ne fais pas une jungle

un des meilleurs joueurs que je connaisse est musulman, pratiquant, et modiste...

il y a des poissons volants, mais c'est pas la majorité de l'espece...



Moi je suis grand, baraqué, cultivé, blanc et mes parties finissent toujours par des bastons et je joue jamais à D&D, donc les rolistes sont tous grands baraqués cultivés blancs et violents? Et D&D le jeu le moins joué?...


alors ton interprétation du schéma classique "différences d'éducation hommes-femmes"

alors quelle est l'explication? le loisir n'a jamais été interdit aux femmes, surtout si il est intellectuel (enfin si, mais c'etait avant la creation du jdr). Sur aucune boite je n'ai vu inscrit "reservé aux mecs" . Normalement, il devrait y avoir autant de joueuses qui ont acheter un jdr ou un livre dont vous etes le heros et qui aurait du chercher d'autres personnes pour jouer.

Idem pour le foot: avant y'avais que des gars qui hurlaient devant leur télé quand leur equipe mettait un but, maintenant ça s'est "feminisé". Mais les grandes equipes sont toujours des equipes masculines.

Idem pour les jeux video: au debut y'avait que des gars devant leur pc toute la nuit, maintenant c'est la parité.
Pareil pour les concours de beuverie, la politique etc...


Moi j'y voit des trucs de mecs (dans le sens qui plait aux mecs) que certaines s'approprient en s'y inserrant et donc qui font evoluer le milieu.

Au depart c'etait que des trucs de blaireaux macho stupides ( et geek pour le jeu de role/ jeu video) qui en excluait les femmes pour s'affirmer comme males dominants. Ou parce que c'est plus facile de se sentir sur de soi devant un ecran ou sa feuille de perso que devant deux yeux de biches languissants en attendent d'amour et de calins.
Les premiers jeux etaient simples, dans le meme esprit: pètes la gueule à ton ennemi, profite de tes benefices et te poses pas de questions.
Les seuls jeux qui ne suivaient pas ce schema etait de base historique, ou les femmes n'avaient pas les memes droits que les hommes (cthulhu, pendragon).
Puis logiquement, certains y ont participé mais n'etaient pas aussi coincé du bulbe, ou encore certains des premiers ont compris que ça servait pas à grand chose, et petit à petit ça s'est ouvert à d'autres personnes moins sectaires.

Alors oui le jeu a evolué, on joue de beaucoups plus de manieres differentes qu'autre fois, maintenant deux tables ne se ressemblent pas. Mais moi j'avais arrété pendant longtemps de jouer car la plupart des parties n'etait qu'un culte à la domination et au perso chez des geeks qui n'avaient que ce moyen pour se sentir fort. Pas toutes, mais la grande majorité des tables c'etait ça. Puis le jdr s'est cassé un peu la gueule, et maintenant il revient en force et il a beaucoup changé.

de mon expérience, les filles qui se mettent au jdr sont tout sauf subtiles quand elles jouent... je diraient que c'est souvent les plus bourrines du groupes.

oui, mais si mon perso lui pete la gueule elle va pas se facher et me dire qu'elle m'attend dehors pour regler ça entre hommes.

Voir le profil de l'utilisateur
non par contre elle peut te rendre la vie très pénible pendant très longtemps... Twisted Evil

Voir le profil de l'utilisateur
Yo a écrit: alors quelle est l'explication? le loisir n'a jamais été interdit aux femmes, surtout si il est intellectuel (enfin si, mais c'etait avant la creation du jdr).

Heureusement que tu t'es rattrapé dans ta parenthèse, sinon on n'aurait pas été d'accord, vu que je disais l'inverse jusqte avant. Le loisir féminin a longtemps été refusé ( je ne parle pas d' "interdiction" car ce n'était pas formel, mais de dénonication ou de refus. )

A part les poupées et les cordes à sauter dans les cours de récrés ( et peut-être le piano ? ), le divertissement féminin n'a été que très peu développé avant ces trois dernières décennies. Ca peu sembler déjà très long pour certains ( je ne sais pas exactement quel âge tu as, moi je n'ai encore "que" 26 ans, mais je peux te dire que je vois la différence entre quand j'avais 7 ans et maintenant ! ).
Les loisirs féminins n'ont émergé que dans les années 70/80, et je peux te dire qu'à l'échelle humaine c'est très très récent, et qu'on en sent encore les effets en sociologie ( je ne suis pas spécialiste de sociologie, mais je m'y intéresse assez pour savoir cela. )


Yo a écrit: Sur aucune boite je n'ai vu inscrit "reservé aux mecs".

Encore heureux. Et il n'y a pas écrit "réservé aux filles exclusivement" sur les boîtes de Barby, ça n'est pas pour ça que j'y joue. Le refus de certaines activités à un sexe ou à l'autre dépend d'un implicite social et culturel, pas d'une interdiction "officielle".


Yo a écrit: Normalement, il devrait y avoir autant de joueuses qui ont acheter un jdr ou un livre dont vous etes le heros et qui aurait du chercher d'autres personnes pour jouer.

Idem pour le foot: avant y'avais que des gars qui hurlaient devant leur télé quand leur equipe mettait un but, maintenant ça s'est "feminisé". Mais les grandes equipes sont toujours des equipes masculines.

Idem pour les jeux video: au debut y'avait que des gars devant leur pc toute la nuit, maintenant c'est la parité.
Pareil pour les concours de beuverie, la politique etc...


Moi j'y voit des trucs de mecs (dans le sens qui plait aux mecs) que certaines s'approprient en s'y inserrant et donc qui font evoluer le milieu. (...)

Là, on est d'accord...
Enfin, pour le foot, je pourrais rétorquer quand même qu'à Bourges ( ma ville d'enfance ) on a la meilleure équipe féminine de basket d'Europe ( plusieurs fois championnes ! )... Je peux te dire qu'on ne considère pas le basket comme un sport exclusivement masculin, alors le foot, ça doit être un peu pareil : ça dépend aussi de circonstances plus ou moins localisées.
Mais globalement, je suis d'accord quand même.

Voir le profil de l'utilisateur
Heureusement que tu t'es rattrapé dans ta parenthèse, sinon on n'aurait pas été d'accord, vu que je disais l'inverse jusqte avant. Le loisir féminin a longtemps été refusé ( je ne parle pas d' "interdiction" car ce n'était pas formel, mais de dénonication ou de refus. )

je ne suis pas d'accord. Ok pour dire que la separation des sexes "imposait" et imposent encore des jeux differents, mais pas un refus des loisirs. Si on prend un catalogue de jouets d'il y a 30 ans il y en a autant pour garçons que pour files.

Apres par contre on considere(ait) qu'à partir d'un certain age les filles etaient plus precoces et plus serieuses, donc qu'elles passaient à l'age adulte "ou on ne joue plus parce qu'on se prend au serieux "-ce qui m'a toujours fait rire mais bon.

Voir le profil de l'utilisateur
Yo a écrit:
Heureusement que tu t'es rattrapé dans ta parenthèse, sinon on n'aurait pas été d'accord, vu que je disais l'inverse jusqte avant. Le loisir féminin a longtemps été refusé ( je ne parle pas d' "interdiction" car ce n'était pas formel, mais de dénonication ou de refus. )

je ne suis pas d'accord. Ok pour dire que la separation des sexes "imposait" et imposent encore des jeux differents, mais pas un refus des loisirs. Si on prend un catalogue de jouets d'il y a 30 ans il y en a autant pour garçons que pour files.

Apres par contre on considere(ait) qu'à partir d'un certain age les filles etaient plus precoces et plus serieuses, donc qu'elles passaient à l'age adulte "ou on ne joue plus parce qu'on se prend au serieux "-ce qui m'a toujours fait rire mais bon.

Effectivement : tu as raison, il y a des jouets pour petites filles depuis très longtemps ( les poupées existent depuis l'Antiquité Romaine, et peut-être même Grecque ! )
En fait, c'est que je me suis mal exprimé : je voulais parler des loisirs pour femmes adultes.

L'exemple que je donnais ( le bistrot ) allait dans ce sens, on pourrait aussi parler du bowling : de mémoire, je crois qu'il n'y a jamais eu d'interdiction "formelle" pour les femmes, mais jusqu'à une certaine époque, les bowlings n'étaient néanmoins fréquentés que par la gent masculine.
La télévision aussi est un bon exemple : jusque dans les années 60 ou 70, il n'existait pas d'émissions "féminines".

Après, j'ai exagéré en disant que toutes formes de loisirs étaient refusées aux femmes : la lecture, le théâtre ( ou d'autres lieux culturels ) leur étaient accessibles également.

Par contre, je ne crois pas que le phénomène s'explique par le fait qu'on considérait les femmes comme "sérieuses plus tôt". C'était juste le phénomène d'une société patriarcale dans laquelle les concepteurs de loisirs étaient des hommes, et qu'ils créaient des loisirs pour hommes. Ils ne concevaient pas que la femme aie "besoin" de divertissement, à part peut-être quelques exceptions comme la lecture ( d'ailleurs, la littérature féminine s'est développée relativement tôt, au contraire des autres médiateurs de loisir : des femmes ( et des hommes ! ) écrivaient pour elles déjà sous l'Ancien Régime. )

Bref, là, tu as raison de me corriger..!

Voir le profil de l'utilisateur
je t'en prie c'est toi qui avait raison: ce que je dis sur l'age precoce etc...justement concerne les femmes en fin d'adolescence: c'est là ou je te rejoints, ces monsieurs consideraient effectivement qu'une femme qui entrait dans l'age adulte ne devaient pas perdre son temps (en leur faisant croire d'ailleurs que c'etait ce qu'elles voulaient).

D'ailleurs, l'age de raison chez l'homme, (donc de se marier) etait 40 ans
avec des petites poulettes de 19 20 ans. Et ça jusqu'a y'a pas si longtemps!
La liberté sexuelle est super recente en fait.

c clair qu'elles avaient pas le temps à perdre à faire du jdr, à 30 ans elles devaient avoir servis une demi-douzaine de fois.

Voir le profil de l'utilisateur
tiens faudra que je vous retranscrive un passage de l'introduction d'un manuel d'éducation ménagère(pour les filles donc) du début du XXème siècle... c'est assez édifiant...

Vous remarquerez aussi que les jouets et jeux purement imaginatifs et non-reliés à un futur état de "femme" pour les petites filles sont extrêmement récents... du temps de ma jeunesse qu'est-ce qu'il y avait à offrir à une gamine à part des barbies(pour apprendre à plaire à un homme), des dinettes, aspirateurs, cuisinières en plastiques(pour devenir une bonne ménagère), des étals de marchande des quatre saisons, des roues à dessins de modistes(pour avoir un métier bien "féminin"), et un poupon(je vous laisse deviner...)... on offrait pas de jeu de société à une fille par exemple, et moi qui est très tôt manifesté un rejet instinctif et définitif des codes de la fillette modèle il ne restait plus à m'offrir que des livres... jusqu'à ce que je manifeste le désir de recevoir des "symboles" liés aux garçons: kit de petit chimiste, boite à outil, télescope, microscope, etc... et même ainsi j'ai quand même eu droit, malgré que ma grand-mère ait bien compris et en ait informé les adultes qui me faisaient des cadeaux, à des barbies, des poupons etc... Mais le problème inverse existait aussi pour les garçons celà dit...

ces vingt dernières années la différence "d'éducation" c'est fait moins nette, aussi parce que la mixité à l'école est désormais devenu la norme... et parce que le rôle du père notamment a évolué: du patriarche lointain et mystérieux même si débonnaire, on a évolué vers le papa gâteau, qui prend son tour de garde des enfants, emmène sa fille à son cours de sport quel qu'il soit, qui joue avec elle... tout cela est très récent et c'est seulement aujourd'hui qu'on commence à en voir les effets. A savoir que fondamentalement, si une fille et un garçon sont éduqués pareillement, ils auront les mêmes envies, désirs, loisirs... et ça marche aussi dans les deux sens. c'est pourquoi les filles commencent à venir aux jdr... maintenant et pas de mon temps de vieille rabougrie de trente-deux ans...
Very Happy

Voir le profil de l'utilisateur
Riddle a écrit:tiens faudra que je vous retranscrive un passage de l'introduction d'un manuel d'éducation ménagère(pour les filles donc) du début du XXème siècle... c'est assez édifiant...

Oh ! oh ! C'est vrai, j'avais eu l'occasion de lire ça sur je ne sais plus quel site... Peut-être Casus-NO, en fait... Et c'était effectivement trèèèès édifiant Sad
Je suis pas heureux d'être un mec quand je vois ça.

Si je n'avais pas peur de faire dans l'exagération et d'être taxé de fou, je dirais que l'esclavage a continué bien après 1794, 1848 et la guerre de Sécession. Sauf que ce n'étaient plus les Noirs qui étaient esclaves. Finalement, on a remplacé l'esclavage négrière par l'asservissement des femmes, 'faut croire.



Dernière édition par edophoenix le Mer 25 Fév - 20:34, édité 1 fois

Voir le profil de l'utilisateur
pour la partie "population féminine" de la communauté/(du nanocosme) rôliste,
je repost mon laïus du fofo FFJDR :

Captain caverne a écrit:
On est 11 dans notre asso et y'a trois filles^^ C'est pas beaucoup mais c'est déjà mieux que rien. Et puis si sa les intéresse pas tant pis.

- Si, comme tu le dis, ".. quelques filles.. c'est mieux que rien.. tant pis..", ne serait-ce pas que l'on passe à côté de quelque chose ?

- Sur ma campagne, il y a 3 femmes et 6 hommes. Et bien je pense que ce serait encore plus sympa si il y avait la parité.
.Et comme ce sont d'excellentes joueuses, si les proportions étaient inversées à ce niveau, cela ne serait pas du tout déplaisant ! Wink

- Ne serait-il pas intéressant de faire des démarches pour adapter les initiations et les façons de jouer, afin de les rendre plus abordables par un public féminin ?
.Il me semble que cet article des années 80*, bien que tronqué et donc un peu caricatural, contienne encore de pertinentes réalités :

une fraction importante des nombreux rôlistes que j'ai pu rencontrer ces 25 dernières années, me parait quand même toujours un peu plus maladroite avec la gente féminine qu'à son tour (que la moyenne).

- Or ce loisir, ce n'est pas du rugby ou de la chasse, il y a des façons de le pratiquer qui se rapprochent d'activités "sociables", "artistiques" (théâtre, littérature, culture, histoire..), bref potentiellement, c'est un loisir facilement accessible à tous :
disposant de nombreuses thématiques - et donc de passerelles aptes à séduire un large public, féminin comme masculin.

- On peut mentionner le GN, qui remporte un franc succès auprès de ces dames, avec des petits plus qui tuent du type : "je passe du temps à créer cette Robe, qui sera du meilleur effet pour jouer cette Duchesse au Château-la-Mire..", ainsi que d'autres pratiques: le "online", doté de moins de contraintes..

- Sans compter, certes, que les mentalités évoluent, et que s'amenuisent certaines barrières "socio-culturelles" entre les genres.

- Néanmoins, le milieu rôliste sous-exploite encore trop souvent et trop largement les possibilités de varier ses pratiques et ses attitudes, de faire évoluer ses démarches et ses comportements, afin de s'ouvrir à un plus large public féminin.
Faire l'impasse sur un tel vivier de pratiquantes me semble un gâchis sous-estimé par beaucoup Wink

*Article cité par Mespheber sur le fofo de la FFJDR :

- extrait d'article de Sylvie Barc Rodriguez paru en 1986 dans Chroniques d'Outre Monde n°1:

“JOUEUSES DE RÔLE” ?…


Il ne faut pas avoir longtemps traîné ses dés dans le “milieu” du de rôle pour arriver à la triste conclusion que peu de demoiselles le pratiquent ! Et c’est bien dommage…

Dommage pour celles qui ne jouent pas : elles passent en effet à côté d’une distraction passionnante, vivante, renouvelée à l’infini…
Dommage pour celles qui jouent et qui doivent s’incorporer à des tables de joueurs machos le plus souvent, surpris et déroutés…
Dommage pour ceux qui jouent qui doivent souvent choisir entre une partie de jeu de rôle et une sortie avec leurs copines…
Dommage enfin pour les personnages féminins de ces aventures étranges, joués la plupart du temps à travers un miroir masculin qui en fait soit d’éternelles houris, soit de massives guerrières… bref qui donnent une vision de la femme péjorative, caricaturale, comique. (On ne peut pas dire que la délicatesse soit la principale caractéristique du joueur moyen !) Mesdemoiselles, si vous voyiez ce qu’ils font de nous !… Mieux vaut en rire !

Pourtant, le jeu en général, et le jeu de rôle en particulier se prête largement aux rencontres, échanges et discussions. C’est une passion qui se partage, sans barrière d’âge, de cultures, d’opinion politiques, de religions…

Alors pourquoi cette barrière du sexe ?

De nombreux éléments intéressants pourraient sans doute être déduits d’une étude sur l’évolution du jeu à-travers les âges. En effet, jeux cruels des romains (excepté les vierges sacrifiées !), jeux de réflexion en général (entendez-vous souvent parler de championnes d’échecs ?), jeux de cartes de l’Ouest américain (à part les entraîneuses…), les jeux ont toujours été l’apanage des hommes. Que cela vienne seulement d’une volonté masculine, d’une présomption de supériorité (savez-vous que l’Awélé possède des règles pour les hommes d’une part, pour les femmes et les enfants d’autre part ?) ou également d’un rejet de la part des femmes qui les considèrent comme une perte de temps, une activité infantile, je ne saurais trancher n’étant pas “psychologue hautement qualifiée en la matière”.

Je ne peux tirer des conclusions que dans le domaine que je connais, les jeux de rôles, qui nous intéressent tous et pour lesquels le manque de joueuses se fait cruellement sentir.
Bien sûr, l’origine du jeu de rôle a entraîné cet état de fait. En effet, la lente évolution de certains wargames avec figurines en jeu de rôle à part entière, en Donjons et Dragons devrais-je dire, n’a d’abord fait d’adeptes que parmi les wargamers assidus, évidemment tous de sexe masculin (soit dit en passant, si peu de demoiselles jouent actuellement aux jeux de rôles, celles qui pratiquent les wargames sont quasiment mythiques !)

Peut-être la notion de “clubs” très fermés, où l’on se retrouve “entre hommes”, a-t-elle inconsciemment poussé ces joueurs peu nombreux, qui devaient donc nécessairement se regrouper, à perpétuer la misogynie de ces cercles masculins !

Donjons et Dragons s’est développé mais l’habitude était prise : seule une majorité des garçons passait de longues nuits à “casser” du monstre et à accumuler GP et XP… Mais non, je ne fais pas d’anti-donjonisme primaire ! Je caricature seulement une façon de jouer encore trop courante et totalement déplorable… (Un jeu de rôle, c’est d’abord interpréter un personnage ; mais ceci pourrait faire l’objet d’un article entier…). Cette approche du jeu de rôle reste très rébarbative pour des demoiselles (comme elle devrait l’être également pour des joueurs avisés et réfléchis !)

Il ne faut pas non plus oublier que toute personne de sexe féminin qui désire s’initier aux mystères du jeu de rôle doit prendre sur elle de se rendre dans un club où elle devra affronter les regards surpris, moqueurs, et… souvent voyeurs d’une bonne vingtaine de jeunes gens en manque… Imaginez-vous, Messieurs, devoir subir une telle situation :

Vous voulez découvrir le jeu de rôles.
Vous avez entendu parler d’un club et, lorsque vous poussez la porte, anxieux de ce qui va se passer dans cette antre magique, 20 paires d’yeux féminins se tournent vers vous pour vous dévisager, vous évaluer, vous juger… Vous vous retrouvez entouré, sollicité de toutes parts par ces demoiselles sûres d’elles dans leur domaine privilégié.
Que faites-vous ?
  • Vous faites un demi-tour et rentrez chez vous, soulagé d’avoir échappé à ces harpies.
  • Vous restez tremblant dans un coin, attendant que la curiosité se lasse pour pouvoir, timidement, vous installer autour d’une table.
  • Vous prenez sur vous et décidez de les étonner, quitte à faire de la provocation évidente.
    Vous comprenez mieux le problème maintenant ? Si vous voulez jouer avec des personnes du sexe opposé, faites des efforts nom de dieu !
Bon, lorsque le premier pas est fait, que la demoiselle se trouve attablée devant sa feuille de personnage, elle doit subir des scénarios riches en combat sans fin et toujours renouvelés, subir également certaines réflexions sur sa façon de jouer qui peuvent différer des a priori masculins. À ce propos, j’ai en mémoire un MJ particulièrement macho qui critiquait ma façon de jouer un personnage féminin à l’Appel de Cthulhu affirmant que je ne jouais pas mon rôle parce que ma charmante jeune parapsychologue refusait ses faveurs à un gros bonhomme qui pouvait rendre service au groupe. Épargnez-nous ce genre de situations qui ne peuvent que rendre ridicule celui qui les crée…
La leçon de morale est terminée, faites-en ce que vous voudrez…

Il faut reconnaître que parfois les difficultés de communication et les préoccupations des adolescents et adolescentes représentent une barrière psychologique difficile à dépasser. Chacun doit faire un effort !…
Pour être parfaitement objective, j’ai cependant l’impression que la proportion de joueuses augmente légèrement.

Comment viennent-elles aux jeux de rôles ?

D’une part “parce que mon copain, mon frère, joue ; par curiosité, pour ne pas rester seule”. Donc elles jouent souvent la première fois par relation, rarement par découverte personnelle. Mais, comme les joueurs, celles qui font l’effort d’essayer y prennent goût très vite et recommencent ensuite par plaisir et volonté propre.

D’autre part, l’évolution du jeu de rôle à-travers une diversification de ces thèmes favorise également la participation féminine. En effet, nombreuses sont les joueuses qui, réticentes à Donjons, apprécient l’Appel de Cthulhu et, en général, tous les jeux de rôles qui permettent des scénarios plus psychologiques et moins bêtement “baston”. Cela ne signifie pas que les filles n’apprécient pas les combats mais simplement qu’elles ne les livrent que lorsqu’ils se révèlent réellement utiles (sauf celles qui mettent un point d’honneur à jouer encore plus mal que leurs modèles masculins !)…

Toutes les demoiselles que je connais aiment les jeux de rôles et toutes celles que vous connaissez peuvent aussi les aimer. Tout dépend de la façon de leur présenter et des scénarios proposés…

Je crois cependant que la moyenne d’âge des joueuses est légèrement supérieure à celle des joueurs. En effet, la peur de ne pas “assurer”, d’être ridicules face aux garçons auxquels elles veulent plaire, liée à des problèmes d’ordre plus pratique (moins de liberté par exemple pour jouer des nuits entières) ne favorisent pas la participation d’adolescentes à des parties de jeux de rôles. Les joueuses plus mûres ont dépassé ces types de blocages et peuvent profiter pleinement des plaisirs du role-playing.

Malheureusement, trop peu d’entre elles assurent le rôle délicat de Maître de Jeu et celles qui créent des scénarios font figure d’exception. Messieurs, vous n’êtes, pour une fois, pas responsables de cette situation : pour vous, qu’importe le sexe du MJ ou de l’auteur du scénario pourvu que vous ayez l’ivresse d’une aventure palpitante. Alors, mesdemoiselles, un petit effort que diable ! Votre imagination déborde sûrement d’idées absolument géniales. Mettez-les en pratique et étonnez vos amis, montrez-leur votre image du jeu de rôle, aidez à diversifier les trames des scénarios par une approche psychologique différente. Et puis, pas toujours aux mêmes de faire des efforts…

En tant que joueuses, vous apportez souvent aux jeux de rôle une richesse notable en favorisant “le rôle” sans négliger “le jeu”. Vos trésors de charme et de diplomatie laissent souvent pantois barbares sanguinaires et magiciens cruels. Vous apportez la preuve que mieux vaut réfléchir avant de cogner, ne serait-ce que le temps d’évaluer correctement l’adversaire. Et puis, au cours d’une partie, il suffit d’un ou deux joueurs interprétant à fond leur personnage pour que tous le suivent sur le terrain délicat mais si riche de sentiments exprimés. Vous aidez à démultiplier l’intérêt de l’histoire qui se découvre alors des trésors cachés. Les PNJ se mettent à parler, quelque fois aussi intelligemment que les personnages (si, si !). les relations se résolvent alors par des combats verbaux et non plus seulement par des lancers de dés, le monde se met à exister… Alors, les filles, puisque vous êtes de bonnes joueuses, n’hésitez pas à devenir de bonnes maîtresses de jeu pour le plus grand plaisir de tous.

Quant à vous Messieurs, je vous vois déjà venir. Vous pensez que j’exagère en affirmant que ces demoiselles jouent, en règle générale mieux que vous. D’abord, prouvez-moi le contraire ! Et puis consultez les résultats des tournois individuels. Vous constaterez évidemment que peu de filles y participent mais vous ne pourrez nier qu’elles sont toujours mieux classées !

Un exemple ? Le premier tournoi de l’Appel de Cthulhu, au CNIT en 1985 : 65 inscrits dont 5 filles. Elles sont arrivées 2e, 5e, 7e, 11e et 14e… Mais bien sûr, aucune Gardienne des Arcanes (heureusement pour les Gardiens des Arcanes qui auraient alors dû affronter une sévère concurrence !)…

Le jeu de rôle mettant en scène personnages masculins et féminins ne peut qu’être enrichi par la participation de joueurs des deux sexes. Et pour les joueurs masculins, je ne m’étendrai pas sur certains des avantages d’une plus grande participation féminine. Le jeu simplifie considérablement les problèmes de relation…

Mais chacun doit y mettre du sien tout en gardant son individualité et sa personnalité. Il n’est pas question pour les joueuses de calquer leurs comportements sur ceux des joueurs afin de se faire mieux accepter pas plus que les joueurs ne doivent s’obliger à jouer différemment lorsque les demoiselles partagent leurs aventures. Pour l’équilibre et l’intérêt du jeu, il faut respecter les différences d’approches ludiques de ses partenaires, les cultiver, sans chercher à les influencer et sans les critiquer… (Ceci reste bien entendu valable pour des tables strictement masculines !)

Jouer aux jeux de rôles ne signifie pas se conformer à certains schémas mais au contraire s’amuser à les ignorer en se permettant tous les délires. Seuls les jeux de rôles nous offrent tant de possibilités, profitons-en !

A noter qu'un article analogue est paru dans le n°4 de Jeux de Rôle Mag

Voir le profil de l'utilisateur
en fait, y'a un truc qui me gene. En quoi jouer diplomate et serieux est la bonne maniere de jouer premierement, ensuite pourquoi une fille à ma table va t'elle chambouler notre maniere de jouer?

Ca c'est sexiste, on aurait donc une approche differente du jdr? A cause d'un chromosome different?

ça serait pas plutot à cause qu'une grande majorité des joueurs soient des abrutis finis coincés du bulbe, qui sont incapables d'accepter des gens differents et font tout pour rester ensemble, entre eux?

Voir le profil de l'utilisateur
je pense qu'au contraire les rôlistes sont plutôt ouverts: dans mon "réseau" j'ai toutes sortes de gens: des femmes, des hommes, des transexuels, des athées , des catholiques pratiquants, des musulmans, des valides ou non, des jeunes... et des moins jeunes, même des bretons... Razz
alors il y a peut-être des exceptions mais moi j'en ai jamais rencontré en direct...
alors il y a quelques années e celà je m'interrogeais sur le pourquoi du peu de noirs, asiatiques et autres maghrébins dans le milieu rôliste et j'en étais arrivée à la conclusion, peut-être erronée cela dit, que c'était parce que, à l'époque tout du moins, l'offre rôlistique était évidemment basée sur une culture occidentale... Même si aujourd'hui elle reste écrasante, la référence à cette culture tend à se diluer dans un mélange plus global... et c'est logique puisque la société prend le même chemin de globalisation du savoir... peut-être que le fait de montrer qu'on s'intéresse à une culture étrangère est un plus pour proposer une partie de découverte à un groupe de jeunes ayant des origines variées...

Voir le profil de l'utilisateur
ton reseau s'est monté comment? des tables que tu as monté autour de toi? Ou bien as-tu rejoins differentes tables deja montées?
ça a peut etre son importance

en plus, on peut pas dire que ton reseau est representatif de l'ensemble des rolistes de france: mais c'est pas dans le sens raciste/mysogine/catholique integriste que je les trouve coincé, plutot dans le symdrome Geek/Elitiste/trou du cul. Va sur un forum genre FFJDR ou casus, et regarde le nombre de petits cons qui se croient plus intelligents que la masse.

Voir le profil de l'utilisateur
Yo a écrit:en fait, y'a un truc qui me gene. En quoi jouer diplomate et serieux est la bonne manière de jouer premierement, ensuite pourquoi une fille à ma table va t'elle chambouler notre maniere de jouer?

Ca c'est sexiste, on aurait donc une approche différente du jdr? A cause d'un chromosome différent?

ça serait pas plutot à cause qu'une grande majorité des joueurs soient des abrutis finis coincés du bulbe, qui sont incapables d'accepter des gens différents et font tout pour rester , entre eux?

. Yo, je te donne raison globalement, et je crois aussi que Riddle a monté son réseau en fonction de ses affinités à elle, qui exclue les trop cons, ce qui fait remonter le niveau de son groupe => donc pas représentatif

Riddle: oui, mon terme "ouvert" est maladroit, il faudrait dire "d'ouvertures d'esprit différente" on peut par exemple être intellectuellement ouverts, mais dans la pratique de terrain "maladroit"; donc j'emploi le terme "ouvert" d'une façon maladroite, j'entends plutôt par là "d'une maturité émotionnelle/sentimentale différente des milieux sociaux typiques", "d'une sociabilité quelque peu différemment opérationnelle de celle des milieux sociaux typiques".. bref, entre autistes, je suis sûr qu'on se comprend^^

. Pour le côté "diplomatie" que mentionne (une fois) l'article, j'ai bien pris la précaution de signaler que ceci était un extrait, et qu'il était donc caricatural: l'auteur qui a lu cet extrait, l'a d'ailleurs décrit comme tel (sans le renier).

. De plus, bien sûr, comme je le disais, le pb ne se limite pas aux filles, les conditions de découverte du jdr manquent très souvent d'accrocher bcp de type de personnalités qui, j'en suis sûr, l'auraient adoré si présenté et géré de façon plus "ouverte" (voir plus haut) : sans caricaturer jusqu'à nous décrire comme "globalement asociaux", les rôlistes, en général, ne se fondent pas tout à fait dans le moule général.

(la vision caricaturale holywoodienne des groupes de teenagers lycéens où il y a les "winners m'a-tu-vu" d'un côté et les "loosers underground" recèle au moins une réalité : un de ces "groupes sociaux" recèle plus de joueurs de jdr que d'autres - devinez lequel^^)

Yo a écrit:le syndrome Geek/Elitiste/trou du cul

je souscris complètement à cela, d'ailleurs même si je ne me crois pas supérieur aux autres, ni élitiste, je revendique (autant que je le déplore - on ne se refait pas "^_^) mon côté "Trou du Giiiik", et tout mon propos est du dire, que si même moi je suis capable de motiver des gens au profil autrement plus social, convivial et sympa que moi-même avec un profil disons plus "ouvert" (voir en italique, plus haut), en tout cas avec une façon d'être sociablement différente de la sociabilité typique que je croise dans le milieu rôliste*,

et bien du coup il me semble qu'on est pas mal à pouvoir lever la tête et travailler à trouver des solutions pour partager notre loisir avec plus de gens : je pense que les types de discussions abordées ici apportent et peuvent continuer à apporter des éléments de réflexions utiles à proposer des actions dans ce sens, et (en me basant sur l'actuelle faible/mauvaise visibilité online de telles initiatives), je suis atterré par la (relative ?) inactivité des rôlistes à ce sujet..

* (qui évolue, et assez bien, certes, mais, sur cet aspect : pas toujours et pas assez, amha..),

@ edophoenix : oui, il y a une grande part de la féminité qui est culturellement inculquée : si on place un groupe de garçons dans un environnement (dans des conditions) où pour être "socialement dans la norme" il faut : aimer le rose et avoir du goût pour les couleurs, être en jupe, maquillé, "accessoirisé" de sacs à mains et de boucles d'oreilles, discuter chiffons, être super romantique et super sentimental, être super à l'écoute de ses émotions.. :

et bien, statistiquement parlant, ils seront forts nombreux à le faire tout naturellement. (mimétisme social)

Ensuite il y a la part d'hormones et de masse musculaire et osseuse moyenne : les crépages de chignons pourraient être parfois plus violents^^

PS: le saviez-vous : les violences conjugales chez les lesbiennes n'ont rien à envier aux couples hétéros - ça vous la coupe, hein ?
^^

Voir le profil de l'utilisateur
Free a écrit:
(...) il faudrait dire "d'ouvertures d'esprit différente" on peut par exemple être intellectuellement ouverts, mais dans la pratique de terrain "maladroit"

Tiens, ben moi, je me définirais un peu comme ça, justement - enfin globalement...

Free a écrit: Ensuite il y a la part d'hormones et de masse musculaire et osseuse moyenne : les crépages de chignons pourraient être parfois plus violents^^

PS: le saviez-vous : les violences conjugales chez les lesbiennes n'ont rien à envier aux couples hétéros - ça vous la coupe, hein ? [/i]^^

Pas tellement, pour avoir déjà assisté à des crépages de chignons assez épiques..! On a tort de sous-estimer le potentiel d'agressivité chez les femmes ! Laughing

( après, c'est vrai qu'en général, les hommes sont plus costauds, mais il y a des exceptions : moi par exemple... Un jour, je re-raconterais l'anecdote pour ceux que ma vie insipide aurait des chances d'intéresser ! )

Voir le profil de l'utilisateur
Caira parle de ce "clivage" femme/roliste dans son bouquin.
De ce que je m'en souviens, son analyse est plus contrastée. Pour certains groupes, il y a aucune fille, et ils ont l'impression que c'est partout pareil. Dans d'autre, la parité est proche et c'est surprenant d'imaginer qu'il n'y a aucune fille dans certains groupes...
En gros, la pratique du JdR restant toujours relativement fermée ou intimiste, il est difficile de relever avec précision les quotas.

Pour ma part, dans l'atelier que je fréquente (entre 10 et 50 participants différents par an selon les années), en 10 ans, il y a eu environ 10 joueuses régulières (des xéna comme des plus délicates, je parle des personnages... bien sûr). Le mode se situerait au alentour de 10%.
Mais ça a tendance à changer. Cette année, ça augmente, mais je ne crois pas que ça ait déjà dépassé 30-40% pour une même soirée.

Pour ce qui est de la pratique des filles qui sont venues, elle n'est pas tellement différente de la nôtre (on a une pratique de "fille" Wink Pas beaucoup de baston, beaucoup de social). Mais on en a connu des plus bourrines que certains mâles bien montés.

Voir le profil de l'utilisateur
heh! je fais partie des trous du culs élitistes de casus no! Twisted Evil

Voir le profil de l'utilisateur
Riddle a écrit:heh! je fais partie des trous du culs élitistes de casus no! Twisted Evil

Oups..! Moi aussi ! Rolling Eyes

Voir le profil de l'utilisateur
j'ai pas dit tout le monde des forums susnommés.Mais y'en a.

Non mais faut quand meme se rapeler qu'au debut, le jdr c'etait un encart dans Jeux et strategies, des mecs (et tres peu de jeunes filles) qui croisaient un wargame avec un livre dont vous etes le heros pour se retrouver entre associaux en petit commité, avec si possible rien à faire d'autres groupes, chacun faisant son rpg perso dans son coin.
Les seuls moyens à l'epoque etaient les boutiques specialisées et les clubs, y compris les tournois, ou on retrouvait toujours les memes groupes ensembles à jouer ensemble, et ou l'etranger avait beaucoup de mal à s'integrer.

Je me souviens que dans ces tournois, c'etait forcement un groupe du cru qui gagnait.

Maintenant, le renouveau de jdr s'est quand meme fait par des gens qui ont vieillis, à travers d'autres media moins puristes, pour arriver à des forums style Opale ou le jeu de role devient un moyen de se faire des bouffes entre potes et de se raconter des blagues et partager des liens. Mais je pense que justement ceux qui veulent que le jdr deviennent un loisir de masse oublie qu'il y a encore des gens qui ne partagent pas leur passion (de l'initiation): le jdr c'est quand meme un des rares loisirs ou tu peux passer une soirée entiere à jouer avec un gars, chez lui, plusieurs fois par mois, en connaissant à peine son vrai prenom pendant 10 ans. Et y'a encore des groupes comme ça (le mien, par exemple...)

C'est peut etre parcequ'il n'y a qu'une frange des rolistes qui veulent une visibilité plus grande, et en faire un truc sympa ou tout le monde est le bienvenue. Apres tout, si on part du principe qu'une fille joue de la meme maniere qu'un gars, pourquoi j'irais m'emmerder à vouloir sortir de mon groupe habituel (à part pour d'autres raisons non rolistes...comme faire la bouffe par exemple). bounce

Par exemple à mon boulot, je parle tres peu de mes activités (rolistes ou autres), petit à petit j'ai decouvert que je frequentais 3 autres rolistes, et pourtant aucun de nous n'a voulu jouer ensemble. On a chacun notre truc de notre coté, ça nous suffit.

Mais on en a connu des plus bourrines que certains mâles bien montés
en genral, c'est l'inverse, c'est les plus complexé qui se defoulent comme ils peuvent...la preuve, les filles ont pas de zizi, et elles sont souvent les plus bourines. Arf arf arf

les violences conjugales chez les lesbiennes n'ont rien à envier aux couples hétéros - ça vous la coupe, hein ?
ça me la couperait si j'avais des prejugés

Voir le profil de l'utilisateur
Yo a écrit:j'ai pas dit tout le monde des forums susnommés.Mais y'en a.
(...)
Maintenant, le renouveau de jdr s'est quand meme fait par des gens qui ont vieillis, à travers d'autres media moins puristes, pour arriver à des forums style Opale ou le jeu de role devient un moyen de se faire des bouffes entre potes et de se raconter des blagues et partager des liens. Mais je pense que justement ceux qui veulent que le jdr deviennent un loisir de masse oublie qu'il y a encore des gens qui ne partagent pas leur passion (de l'initiation): le jdr c'est quand meme un des rares loisirs ou tu peux passer une soirée entiere à jouer avec un gars, chez lui, plusieurs fois par mois, en connaissant à peine son vrai prenom
(...)
C'est peut etre parcequ'il n'y a qu'une frange des rolistes qui veulent une visibilité plus grande, et en faire un truc sympa ou tout le monde est le bienvenue.

Pour la remarque sur Casus No, mon commentaire était humoristique Wink

Yo a écrit: Apres tout, si on part du principe qu'une fille joue de la meme maniere qu'un gars, pourquoi j'irais m'emmerder à vouloir sortir de mon groupe habituel (à part pour d'autres raisons non rolistes...comme faire la bouffe par exemple). bounce

Par exemple à mon boulot, je parle tres peu de mes activités (rolistes ou autres), petit à petit j'ai decouvert que je frequentais 3 autres rolistes, et pourtant aucun de nous n'a voulu jouer ensemble. On a chacun notre truc de notre coté, ça nous suffit.


Mais là, je crois qu'il y a un amalgame : ce n'est pas parce que les filles peuvent receler autant de sadisme que les garçons dans un jeu, que tous les individus jouent nécessairement de la même manière ( chacun a son tempérament, ses idées, sa mentalité, etc... ) et que tous les groupes ont nécessairement les mêmes consensus de jeu.

C'est la différence entre un groupe qui n'en tient que pour D&D3.5 ( refus de la nouvelle édition qui s'éloigne beaucoup du concept d'origine, et des autres JdR ) et un groupe qui ne joue qu'à des jeux indies ou exprérimentaux utilisant la théorie du GNS dans leur conception,
pour prendre des exemples extrêmes.

Passer d'un groupe à un autre permet de découvrir des habitudes de jeu différentes ;
soit dit en passant, ceci pose la question des usages de jeu dans les différents groupes de joueurs.


Yo a écrit:
Mais on en a connu des plus bourrines que certains mâles bien montés
en général, c'est l'inverse, c'est les plus complexés qui se défoulent comme ils peuvent...la preuve, les filles ont pas de zizi, et elles sont souvent les plus bourines. Arf arf arf (...)

C'est tout-à-fait vrai... Mais attention aux généralisations :

si c'est effectivement vrai pour certains, ça ne l'est pas forcément pour tous : j'en sais quelque chose, avec les complexes que je me traîne depuis longtemps, et pourtant je me défoule pas tellement en jeu, j'aime l'action, mais pas du tout bourrinage.
Enfin, je suis peut-être une exception, à la limite. Mais si une exception existe, d'autres aussi, je suppose.

Voir le profil de l'utilisateur
j'ai remarqué comment differencier le bourrin compassateur de complexe du bourrin pour se marrer:

-le complexé a toujours une bonne escuse qui fait pas rire, il deteste perdre le controle de son perso ou perdre un combat, et surtout, quand tu lui demandes pourquoi il est comme ça il fait une grimace et un geste dédaigneux, t'exprimant par là son mepris du genre qu'il s'abaissera pas à te repondre et pis de toute façon c'est un meilleur roliste que toi qu'il fait ce qu'il veut et pis c'est tout.

-le bourrin rigolo lui, fout la merde, assiste au desastre en se marrant, puis se justifie pas, ou à peine par une grosse escuse rigolote qui fait bien rire la table.

En tant que representant du 2eme groupe, je peux affirmer que les deux ne sont pas compatibles à une meme table.

Attention, je dis pas que foutre la merde est une fin en sois, mais des fois...dans une partie...jouer un Cymerien de 2m50 avec des gros muscles et 2 de QI ça fait du bien. En meme temps, est-ce qu'il existe d'autres types de cymeriens, je suis pas sur.

Voir le profil de l'utilisateur
Yo a écrit:ça me la couperait si j'avais des prejugés

Rôo tu as coupé le ^^ en citant ma phrase, qui signifiait que c'était un jeu de mots bourrino-rigolo Wink

Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum