Réflexions JDR

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La piste aux étoiles: Le space-Opera

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Le Space-Opera c'est un peu un de mes dadas, c'est un genre qui contient le meilleur et aussi le pire de la SF... Il est considéré, très souvent, comme un style un peu "facile" et "brouillon" voire pour les "benêts". Mon avis personnel, qui évidemment est sujet à caution, c'est que des "sagas" comme Perry Rhodan ou même plus récemment la prélogie, n'ont pas fait le plus grand bien pour la réputation de ce type de SF...

Ah oui parce que je classe Star Wars dans le genre, comme beaucoup.

Mon expérience personnelle de la SF en général a commencé avec un des romans fondateurs du genre: Les Rois des étoiles de Edmond Hamilton; et sa suite, Retour aux étoiles. Alors évidemment ça a un peu vieilli, du genre les pistolets à balles nucléaires, etc. Mais ça reste un très bon moment de lecture, j'en ferai un résumé prochainement.
Dans les bonnes découvertes des dernières années et que je commenterai plus en détail après je citerai: la saga d'Honor Harrington de David Weber; Hypérion(et ses suites) de Dan Simmons; Rupture dans le réel de Peter F. Hamilton, ainsi que sa nouvelle saga L'Etoile de pandore...
Il est intéressant de constater que le genre space-opera est un genre à "sagas", en effet il est assez rare de voir un roman de ce type isolé...
J'hésite à mettre l'Anneau-monde dans le lot, il est clair que les romans sur la guerre humains-kzins sont des romans de space-opera mais l'anneau-monde lui-même se rapprocherait plus du planet-opéra... enfin bon, c'est pas bien grave et je dirait que l'univers est dans le genre, donc je le classe dedans...

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en jdr:

Star Wars, sous ses différentes formes...

Star Trek, même remarque.

Fading Suns, un jeu avec une thématique religieuse et mystique particulières, un univers qui se meurt, une société ultra-hiérarchisée...

Battlestar Galactica, basé sur la série-remake.

Babylon 5, basé sur la série télé.

Empire Galactique, un très vieux jeu, d'ailleurs fort difficile à trouver, mais qui a une réputation plus que flatteuse chez les vieux routards.

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Je répond ici ( à la suite du fil "uchronies et steampunk" ), puisqu'on parle de voyages sur Mars :

Riddle a écrit:oui enfin, si tu vas par là, on a toutes les données et compétences nécéssaires pour aller sur Mars actuellement... mais ça reste encore de la sf... ce qu'a fait Verne c'est sublimer des embryons... c'est encore de la sf... ou du moins de la prospective romancée... ce qui équivaut...

Dans cette acception-là, je suis d'accord. Encore que lorsque Mars et les martiens étaient à la mode en S-F, la planète nous était encore hors de portée ( cf. P.K. Dick : Glissement de temps sur Mars, par exemple..! )

Pour prendre un autre exemple classique de SF : le voyage hyperluminique ( pour les néophytes, entendez par là un voyage spatial à une vitesse égale, voire supérieure à celle de la lumière ! ) n'existe pas, et on écrit bien des livres dessus ;
tandis que Jules Verne, lui écrivait sur des choses réalisables à son époque ( le navir de Robur n'a jamais été construit, mais techniquement, c'était possible à l'époque de construire un hélicoptère à vapeur... Même s'il n'aurait pas tenu en l'air très longtemps, le carburant étant assez encombrant, ( ce qui empêcherait d'en emporter beaucoup ).
Ce n'était pas du tout rentable, par contre.



edit.:
j'en profite pour rebondir sur star Wars : selon Fabrice Colin ( auteur de romans adultes et jeunesse ), Star Wars n'est pas de la S-F, mais de l'heroic-Fantasy déguisé en Space Opera. Je ne suis pas loin de partager sa vision de la chose !

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c'est donc du space opera... parce que franchement des romans dans le genre de star wars y en a pléthore dans la production pré soixante-dix... beaucoup moins après ce qui en un sens prouve bien le côté adolescent attardé de Lucas et consorts... La sf optimiste liée au space op a fondu comme neige au soleil avec la guerre du vietnam, et les crises économiques, la sacro-sainte foi dans le progrès a disparu et la sf moderne, pessimiste et souvent chargée d'éléments rappelant plus un passé fantasmé qu'un avenir rêvé a fait son apparition... Star Wars du coup avec ses vaisseaux cabossés, ses droïds recyclés etc, est tout a fait dans le ton tout en reprenant les codes de l'avatar précédent de la sf... c'est d'ailleurs un point d'achoppement entre les fans de star wars et les trekkies (bien qu'on puisse être les deux, moi je le suis bien!), et quand bien même les producteurs de star trek essayent de faire dans la "mouvance" avec DS9 ça passe moyen (bon ok y aussi le fait que c'était un poil repompé sur B5...) parce que ceux qui apprécient star trek ont sans aucun doute encore au fond de leur coeur cet optimisme des années cinquante-soixante, où on croyait que l'Homme viendrait à bout de tous les obstacles grâce à la science... et où, malgré deux guerres mondiales meurtrières, on avait aussi foi en l'Homme lui-même... Bien entendu tout cela est vu avec la vision américaine des choses... la sf étant un genre majoritairement anglo-saxon et particulièrement américain...

j'ai recommencé la lecture de trois ouvrages:
Jacques Goimard
Critique de la science-fiction
&
critique du merveilleux et de la fantasy
chez pocket

et

Stéphane Manfredo
la science-fiction: aux frontières de l'homme
Découvertes Gallimard

c'est fort intéressant...

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Jacques Goimard fut ( et reste encore ! ) l'un de mes maîtres à penser en matière de littératures de l'imaginaire ( sans le savoir lui-même, en plus ! lol ! ) Je ne peux qu'approuver la lecture de cet ouvrage...

En ce qui concerne Lucas : Après avoir lu ceci ainsi que cet essai sur un système juridique dans une galaxie lointaine(...), tu ne pourras plus dire que Star Wars est pour les ados attardés !

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tatata, j'ai pas dit "pour" mais "par" des adolescents attardés... y a une différence. Laughing

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Ah ! Dans ce cas je suis d'accord. Smile Quoique tu peux aussi remplacer avantageusement le mot "adolescent" par "américain". Car, excepté quelques exceptions comme Lovecraft, ou, plus contemporain, Tim Cain, il y a une adéquation entre les deux termes ( au niveau culturel, s'entend ! )
Mais je dis ça, je dis ça, et ma médisance n'a plus de bornes : de la partde quelqu'un qui part certains cotés est aussi resté un ado... Laughing

A croire que le Space Opera est un domaine exclusivement réservé aux ados attardés...

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je pense qu'on peut difficilement qualifier d'adolescent attardé des auteurs comme Peter Hamilton, Dan Simmons, John Varley ou David Brin... Razz

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Non, c'est vrai, il existe des écrivains érudits ( encore que Dan Brown, en tant qu'historien, je suis outré qu'il ose prétendre que ses fictions s'appuient sur des faits historiques ! [edit.:] mais remarquez que c'est un parfait exemple illustrant mon propos : Dan Brown n'a fait que puiser dans des cultures extérieures, et des mythes qui n'ont rien à voir avec les U.S.A, pour écrire se sbouquins ) [edit./]

En fait, je ne voulais pas dire que les américains étaient incultes ; certains au contraire sont très cultivés, on pourrait en citer bien d'autres exemples.
Ce que je voulais dire, c'est que les USA n'ont pas ( encore ) développé de culture propre.

Exemple : toute la culture anglo-saxonne heroic-fantasy vient de l'Angleterre, pas des U.S.A.
Autre exemple : une grande part de films américains s'inspirent de cultures étrangères. Ils n'ont pas beaucoup de sources de référence.
Dernier exemple : on coit que les américains ont inventé le jazz. Le jazz fut inventé en Louisiane ( territoire rattaché très tardivement aux USA, et qui a une culture très spécifique, différente de la "culture" globale des Etats-Unis. )

Le problème, c'est que les USA forment un pays très jeune, qui n'a pas encore eu le temps de se construire sa propre culture ( ce sera peut-être le cas dans un siècle 1/2 ..? )
C'est un peu comme l'Empire Romain qui a pompé la culture grecque : les USA ont pompé la culture d'autres pays
( notamment européens, mais pas seulement ! )
mais n'ont pas de racines culturelles spécifiques.

D'ailleurs, parler des U.S.A au niveau culturel est un peu abusif, un Texan n'ayant rien en commun avec un Californien, par exemple...


Pour en revenir à la littérature Space-Op anglo-saxonne, encore heureux qu'elle est evoluée, et qu'elle n'aie pas tournée en rond dans ses vieux schémas. Encore heureux que des auteurs aient cherché de nouvelles idées au lieu de ressasser toujours les anciennes !
( vous achèteriez un bouquin qui raconte les mêmes idées qu'il y a 50 ans, surtout quand vous avez DEJA le bouquin d'origine écrit il y a 50 ans ! )

Bref, encore heureux que le courant ait un peu mûri. Je reconnais que la maturation a d'ailleurs été rapide ( à l'échelle de l'Histoire, s'entend ! ) : en un demi-siècle, on est passé d'idées centré sur le manichéisme à une philosophie relativiste ( je ne trouve pas que ce soit foncièrement meilleur, mais au moins, ils ont cherché à se renouveler, à avancer et à dépasser leurs vieilles idées ! )

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Bon, soyons clair.
Tout vient d'Isaac Asimov ! Wink

Non. Mais, plus sérieusement, je crois qu'on peut le place en tête de liste des influences du Space-Opera et des dérivés de la science-fiction des 50 dernières années avec le cycle de la Fondation (et les Robots aussi, mais dans un autre registre il me semble).

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Ca c'est vrai, je te rejoint sur ce coup-là... D'ailleurs, on en a pas mal discuté sur un autre forum, avec un ami ( on avait découvert qu'on aimait le(s) même(s) auteur(s) ! - je peux donner le lien à ceux qui le désirent ) Il y a une profondeur sociologique dans les romans d'Asimov, qui sont à la base de bien d'autres oeuvres de SF..!

Je me demande d'ailleurs pourquoi je n'ai pas pensé auparavant à en parler..!

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moi je suis pas fan mais alors pas du tout... et pourtant j'ai lu l'intégrale deux fois histoire d'être bien sûre... autant je suis admirative du vulgarisateur scientifique qu'il était, autant comme romancier, je le trouve nul, chiant et inintéressant au possible.

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La fondation I, II, III était superbe à mon goût.

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Riddle a écrit: autant comme romancier(...)

Commence par les nouvelles : au moins si tu te fais ch***, c'est plus court..! Et puis, ça m'étonnerait qu'on se fasse ch*** avec ses nouvelles, parce qu'il va vraiment à l'essentiel : situation initiale - problématique - recherches d'un solution - solution.
Et en général, comme il y a un enjeu ( par exemple, avec Powell & Donovan, c'est souvent la survie des protagonistes humains ), on ne s'ennuie pas.

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non mais quand je dis que j'ai tout lu c'est que j'ai tout lu... Wink
il y a bien une nouvelle que j'adore... mais le reste est soit pas inoubliable, soit assommant... enfin bon, chacun ses mauvais goûts et dégoûts...

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